La conférence Think Transmédia du 25 mai avait pour thème : « le financement des contenus par les marques » Il s’agissait de voir si les producteurs et les auteurs peuvent envisager les annonceurs comme des sources de financement et de diffusion pour leurs contenus.
Daniel Bo de l’Institut d’Etudes Qualiquanti, propose dans un premier temps un panorama du Brand Content et ainsi de la diversité de ses possibles. Cet état des lieux fait à partir d’exemple produits dans le monde entier lui permet de distinguer trois acteurs principaux au sein du Brand Content : les producteurs, les médias, et les agences, qui convergent à travers un même projet Dans un second temps, Daniel Bo évoque les enjeux du Brand Content. Il oppose ainsi deux méthodes : l’existence de la publicité en marge du contenu et donc distinguée de ce dernier, et l’existence de la publicité au cœur même du contenu. Idéalement, selon le conférencier, la publicité doit fusionner avec le contenu pour qu’ainsi l’internaute sollicite de lui-même la publicité. Une distinction apparaît dès lors entre le Brand Content et le Branded Content.
Olivier Guignard présente ensuite Havas Production. Au départ Havas avait racheté l’agence de Presse Upsidetelevisions qui produit des reportages pour des magazines comme Envoyé Spécial, 66 minutes ou encore le doc du dimanche sur France 5. Récemment ils ont décidé de créer un nouvel Outil : Havas Production. Leur proximité avec les annonceurs leur permet de proposer aux marques des contenus originaux. A travers certains exemples de production, il explique que cette fusion a permis à Havas de proposer aux marques un service complet et adapté à leurs exigences multiples.
Didier Rappaport est intervenu pour nous présenter Live@home une émission musicale diffusée exclusivement sur internet et financé par les marques. Le pari de cet ancien de Dailymotion est de produire un contenu premium de qualité exceptionnelle afin de pouvoir le monétiser ensuite auprès des marques, au prix fort. Pour cela il lui a fallu convaincre les majors de la pertinence de son émission live@home afin d’avoir des artistes connu mondialement. L’objectif de l’émission est que les musiciens se sentent chez eux et soient libres de se laisser aller et de s’exprimer. Il n’interagit pas avec un présentateur et ne subit pas la contrainte d’un plateau télé. Il répond aux questions qui sont posées par des écrans plasma disposés dans chaque pièce, comme si la maison était une sorte de personnage. Elles ponctuent l’émission et permettent aux spectateurs de découvrir les musiciens, leur travail et leur musique sous un jour nouveau. Les coûts de l’émission se comptent en centaine de milliers d’euros. Mais l’originalité de l’émission attire les annonceurs qui acceptent de payer même si pour l’instant, Live@home n’est pas rentable. Mais d’après Didier Rappaport, il le sera à l’occasion de son internationalisation.
La conférence s’est terminée par un échange avec la salle. Une des idées principales qui en est ressortie est qu’il est difficile pour les producteurs d’aller voir directement une marque même si c’est possible, comme l’expérience de live@home l’a montré. Les bonnes idées sont toujours bien accueillies surtout lorsqu’elles sont portées par des gens d’expérience mais le dialogue avec des marques implique des compétences spécifiques. Les marques ont en effet besoin de discours et de références spécifiques que les agences et les régies maîtrisent : rapports d’audience, garantie de visibilité etc. Daniel Bô a insisté sur les relations conflictuelles entre fiction et marque. D’après lui, l’entertainment n’est pas forcément le créneau le plus indiqué pour les marques en raison du savoir faire précis qu’il implique et des univers souvent ambigu qu’ils mettent en jeu. La collaboration des marques avec les producteurs de fiction prendra donc plus la forme d’un branded content, c’est-à-dire d’un parrainage, que celle d’un brand content. Il n’en reste pas moins que tous étaient d’accord sur le fait que la présence de la marque dans le cas du branded entertainment se doit d’être subtile et bien être mise en scène. Loin d’être une nouveauté, les programmes de ce type trouvent un très bel exemple en France dans le format court type « du côté de chez vous » parrainé par Leroy Merlin. Le débat a alors tourné autour de l’adéquation entre la marque et le contenu qu’elle édite ou qu’elle parraine, les avis divergeant.

Un programme passionnant avant les vacances d’été pour le groupe Think Transmédia !
Pour vous inscrire, cliquez-ici !
Les conférence ont lieu à Cap Digital (74 rue du faubourg Saint-Antoine 75012 Paris) de 18h à 20H, et l’accueil des petits-déjeuners se fait à partir de 8H30 au même endroit.

Voici le retour sur la conférence du groupe “Think Transmédia” du 27 Avril.
David Dufresne avait présenté le projet Prison Valley.
Réunion Transmédia n°3
Date : 27 avril
Horaires : 18h à 20h
Lieu : Cap Digital
Inscription ici
Présentation et discussion autour de Prison Valley par David Dufresne (UPIAN) journaliste et écrivain français. Prison Valley est un webdocumentaire d’un genre inédit,un road movie interactif et une plongée dans l’industrie carcérale américaine.
Mardi 13 avril avait lieu la conférence « Transmédias » chez Cap Digital.
Avec Pascal Riché de Rue89, Philippe Jannet du Monde Interactif et Pierre-Etienne Pommier de Bubble. Pour les écouter parler du virage de la presse vers le transmédia, une cinquantaine de personnes avaient fait le déplacement.
Les rendez-vous suivants :
Prochaine réunion du groupe de réflexion Think Transmédia
Date: 13 Avril 2010 de 18H à 20H
Lieu : Cap Digital, 74 Rue du Faubourg Saint-Antoine 75012 Paris
Salle Coquelicot
INSCRIPTION ICI : http://sites.google.com/a/capdigital.com/think-transmedia/home/inscription
Nous aborderons le virage de la presse vers le transmédia, avant le cinéma et la télévision.
Du “courrier des lecteurs” aux pureplayers du web, cette mutation sera analysée autour des interventions de :
La première conférence du groupe de réflexion « Think Transmedia » dans les locaux de Cap Digital s’est tenue le 16 Mars 2010, Nous avons reçu Arnaud Dressen et Guillaume Urjewicz de Honkytonk, société fondée en 2007, afin qu’ils nous parlent de leur projet, un logiciel de montage baptisé Klynt, application interactive ayant pour but futur de permettre aux réalisateurs de monter leurs web documentaires sur une interface particulièrement appropriée à ces nouveaux médias. Ce logiciel en projet depuis deux ans maintenant est conçu dans le but de produire des web documentaires sur des supports de lectures interactifs.
En s’inspirant de la logique de l’utilisation d’Internet, Klynt a été pensé à partir de l’idée de monter de façon non traditionnelle, c’est-à-dire non linéaire ; en effet, le logiciel doit permettre au monteur, puis au spectateur de se déplacer sur une interface en suivant plusieurs parcours de lecture potentiels.
D’autre part, les concepteurs, tenant compte du fait que le web documentaire n’est pour l’instant pas investi de façon conséquente par les sociétés de productions, espèrent, avec leur logiciel, permettre une organisation de production simple et efficace grâce à des applications à même de simplifier la gestion des projets et d’en limiter les coûts.
Des exemples de productions ont été présentés au cours de la conférence, prouvant que la logique du logiciel a permis d’aboutir à un pilote, puis à d’autres projets ayant fait naître une nouvelle logique d’écriture interactive, intégrant du texte, de la photo, de la vidéo. L’avantage de Klynt est par expérience selon les concepteurs que son utilisation est simplifiée, qu’il n’y a pas de dépendance technique des utilisateurs, que les fichiers utilisés sont légers (exportés en Flash), conduisant à une indépendance du réalisateur et du monteur.
Leur projet en cours, IRock, réalisé par Lionel Brouet, documentaire sur les coulisses du festival des Eurockéennes de Belfort, a permis aux concepteurs de Klynt de rendre l’expérience du web documentaire ludique grâce à une déambulation libre parmi les différentes vidéos constituant le projet. Cette déambulation est rendue spatiale au travers d’une carte du site du festival. Des applications particulières telles que la traduction du logiciel en d’autres langues, notamment en russe, ont été possibles au cas par cas, selon les nécessitées des réalisateurs. Ainsi, au fur et à mesure qu’il est utilisé au sein de Honkytonk, le logiciel évolue, permettant d’élargir ses possibilités de narration et d’utilisation dans le cadre des nouveaux médias. Des utilisateurs Beta vont maintenant s’en emparer pour développer leurs propres projets et améliorer le logiciel.
Le producteur Bruno Nahon, de Zadig Productions, évoque les nouvelles perspectives de formats offertes par ce nouveau logiciel. La recherche d’une écriture singulière a guidé sa carrière de producteur de films tant documentaires que de fictions, et Klynt lui propose de nouvelles formes de projets, de nouvelles envies qui lui annoncent que les nouveaux médias sont encore en devenir certes, mais en tout cas à l’image de la mutation actuelle de notre société et donc prometteurs.
Lors de la prochaine conférence le 13 avril nous recevrons Phillippe Jannet du « monde interactif » Pascal Riché de « Rue 89 » et Pierre-Etienne Pommier. Avec eux nous aborderons les sujets suivants :
Vous pouvez toujours vous inscrire : http://sites.google.com/a/capdigital.com/think-transmedia/home/inscription

Le transmédia est une révolution dans la conception des médias. Les nouvelles technologies d’information et de communication ne doivent plus être utilisées uniquement comme support de diffusion ou de promotion mais aussi comme une source de création et intégrés dans l’écosystème de la production de contenus.
Le groupe de réflexion “Think Transmedia” permettra d’aborder l’évolution du secteur audiovisuel au sens large et de ses contenus. Ceci est plus que jamais un sujet d’actualité, comme en témoignent les démarches d’Orange avec son Transmedialab ou France Télévision avec ses journées de la création.
A travers 5 conférences, nous allons tâcher de comprendre les médias de demain et anticiper leur évolution.
Les réunions suivantes auront lieu de 18h à 20h, dans les locaux de Cap Digital. Entrée gratuite, mais inscription obligatoire.
(Merci de nous prévenir si vous ne pouvez plus y assister)
• 16 Mars : “Des nouvelles matières et de nouvelles techniques pour la création”, avec Bruno Nahon et Arnaud Dressen
• 13 Avril : “Le virage de la presse vers le transmédia”, avec Pascal Riché, Philippe Jannet et Pierre-Etienne Pommier
• 27 Avril : le projet “Prison Valley”, avec Alexandre Brachet
Renseignements et inscriptions :
http://sites.google.com/a/capdigital.com/think-transmedia/
Sur Twitter : http://twitter.com/thinktransmedia