Interview très instructive de Richard Stallman dans Le Monde, qui permet de s’interroger sur certaines problématiques réelles liées aux libertés individuelles à l’ère numérique et à l’issue d’un e>G8 polémique. Liberté de partage, système de redistribution des droits d’auteurs, logiciels en tant que service (SaaS)…
Richard Stallman est l’un des “pères” du logiciel libre, ces programmes dont le code source est public et modifiable. Militant pour une réforme radicale et globale du droit d’auteur, il revient sur l’évolution du monde du droit, de la technologie et de l’informatique.Dans certains secteurs, le logiciel libre que vous défendez semble avoir remporté la bataille : dans le domaine des serveurs, par exemple, la part y est écrasante.
Ces victoires ne sont pas permanentes. Le secteur le plus important pour la liberté des gens, c’est l’ordinateur personnel et le téléphone portable. Je n’ai pas de téléphone mobile : ces objets font de la surveillance. C’est inévitable, mais je ne veux pas que Big Brother sache où je suis. Le logiciel de ces mini-ordinateurs doit être libre, mais aucun modèle n’évite le logiciel privateur [ou propriétaire, c’est-à-dire non libre]. Même les téléphones sous Android utilisent un système privateur pour les signaux radio. Dans beaucoup de modèles, ce programme a aussi le contrôle du microphone et peut donc être transformé en système d’écoute. Le programme peut aussi se mettre à jour seul. Alors que dans mon ordinateur portable, même le BIOS [le niveau logiciel le plus fondamental d’un ordinateur] est libre.
Crédit logo : (ↄ) GNU.
La compréhension des mécanismes qui régissent les comportements collectifs des foules est une connaissance indispensable pour assurer la gestion des flux piétonniers en milieu urbains ou lors de grands rassemblements.
Dans ce travail publié dans la revue PNAS, Mehdi Moussaïd et Guy Theraulaz en collaboration avec Dirk Helbing de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich ont montré qu’il était possible de modéliser très fidèlement le déplacement d’un piéton dans une foule au moyen de deux règles de comportement.
Crédit photo : (CC by-nd) Crystian Cruz.
Et si le futur de l’information en ligne passait par le “local” ? Tout le monde ou presque a entendu cette phrase ces derniers mois.Non, le futur de l’information, c’est le participatif, pensent d’autres.
Tandis que certains ne jurent que par “le mobile”, une information “portable”, disponible tout le temps et consommée sur son téléphone.
Meporter est d’accord avec ces prédictions, et propose une application iPhone qui combine les trois : de l’information locale, réalisée par des amateurs, et sur iPhone. Bienvenue dans la “Mobile News Desk”.
Une association pour la promotion des Sciences et Technologies de la Communication et de l’Information, et en particulier des métiers du numérique existe. Elle s’appelle Pasc@line.

Convaincre les jeunes diplômés de se tourner vers les métiers du numérique : le sujet est d’actualité, alors que le eG8, la semaine dernière à Paris, a souligné les perspectives de croissance et les débouchés qu’offre ce secteur. Et alors que l’emploi des jeunes reste un motif majeur de préoccupation.Œuvrer en ce sens, telle est précisément l’ambition de l’association Pascaline. Créée en 2006, elle regroupe les entreprises du secteur (notamment celles du Syntec informatique), des fédérations professionnelles et 69 institutions d’enseignement supérieur (écoles d’ingénieurs et de management, filières universitaires). Bref, une sorte de mobilisation générale, pour démontrer que le numérique offre des perspectives de carrière nombreuses et passionnantes.
« Les besoins sont énormes, souligne Noël Bouffard, directeur délégué de Sopra Group. Nos emplois progressent trois fois plus vite que le PIB. A elles seules, cette année, nos entreprises vont recruter la moitié des ingénieurs formés. »
La proximité de la première tenue d’un forum du G8 consacré à “l’Internet et l’écosystème numérique” donne à réfléchir aux initiatives et autres conceptions politiques en la matière. Pas toujours dans l’intérêt des objectifs affichés…

Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères, voulait faire de la défense d’Internet et des cyberdissidents “l’apogée de sa carrière“, et axer la politique diplomatique de la France sur la démocratisation et la défense de la cyberdissidence. Il avait même prévu d’organiser une conférence mondiale consacrée à la liberté d’expression sur Internet, prémices de ce que sera l’eG8 qui s’ouvrira la semaine prochaine à Paris.Des documents confidentiels que Frédéric Martel, de Marianne, a pu consulter, révélentaujourd’hui que Nicolas Sarkozy s’y était prestement opposé… deux mois avant que les Tunisiens ne commencent à s’organiser sur Facebook, et que le Printemps arabe ne démontre l’importance du Net, et des “cyberdissidents“, dans les processus de démocratisation des dictatures. Et qu’il a depuis retiré de l’e-G8 tout ce qui avait trait à la défense des libertés.
L’un des écueils de l’accroissement exponentiel de la masse d’informations et données disponibles via Internet, notamment dans le cadre d’une utilisation professionnelle, réside dans l’excès. D’abord chronophage l’utilisation d’Internet peut ensuite s’avérer devenir dangereuse pour la santé.

Outre l’accroissement du volume des échanges commerciaux de biens, la mondialisation et la généralisation des NTIC rend le monde de la communication en entreprise saturé d’informations. Depuis les années 1980, la production d’information s’est développée de manière exponentielle. Cette croissance de l’information n’est pas prête de s’arrêter, et celle-ci est aujourd’hui instantanée. Trop d’info, tue l’info ? Cet afflux d’information, excessif en regard de nos possibilités d’adaptation, n’est pas sans conséquences. Et si le stress technologique vous guettait ?
Crédit illustration : (CC by) roszk@.
Sur Internet, un identifiant, même anonyme, est révélateur. Unicité ou ubiquité, testez les vôtres, à partir d’un outil développé par l’INRIA.

Le choix d’un identifiant peut avoir un impact sur les démarches marketing qui envahiront vos courriels. C’est ce que suggère un article publié dans la revue du MIT et qui montre pour la première fois que l’identifiant lui-même peut fournir des informations sur son propriétaire. Daniele Perito, jeune doctorant italien dans l’équipe Planète, a contribué à cette recherche, sous la direction de Claude Castelluccia, et a mis au point un outil permettant de tester les identifiants.[…]
Crédit illustration : (c) The New Yorker 1993 Peter Steiner.
Dans l’esprit de liberté d’information qui a guidé à la création de Wikileaks, existe Unileaks pour les universités et l’enseignement supérieur en général. Si l’initiative est louable, la question de son impact hors du seul monde académique peut se poser.
Unileaks will accept restricted or censored material of political, ethical, diplomatic or historical significance which is in some way connected to higher education, an agency or government body working in partnership with an institution, e.g., a University.We absolutely do not accept rumor, opinion, other kinds of first-hand accounts or material that is publicly available elsewhere.
We restrict our accepted material because our journalists write news based on the material, and then provide a link to the supporting documentation to prove our stories are true.
It’s not news if it has been publicly available elsewhere first, and we are a news organisation.
However, from time to time, the editors may re-publish material that has been made public previously elsewhere if the information is in the public interest but did not have proper news analysis when first released.
If you are sending us something, we encourage you to include a brief description of why the document is important and what the most significant parts are within the document. It will help our journalists to write up and release a story much faster.
Voici que les réseaux sociaux pourraient s’inviter dans le monde de l’entreprise. Leurs pratiques collaboratives présentent en effet de nombreux avantages dont peuvent bénéficier toute organisation dont, parmi eux, le partage des savoirs. Passage en revue d’une culture aux nombreux atouts.

E-learning 2.0. Partage des connaissances. Plateforme évolutive.
Après le e-learning et le blended learning, le social learning est le nouveau concept qui doit révolutionner la formation dans les années à venir. Cette approche collaborative de la transmission des savoirs a réellement pris son essor avec le développement des réseaux sociaux. Les technologies du Web 2.0 permettent désormais de regrouper, de structurer et de diffuser les savoirs informels contenus dans une entreprise. Pour le plus grand bénéfice des collaborateurs, qui s’en trouvent plus impliqués et motivés, et des clients, qui voient la compétence de leurs interlocuteurs améliorée. Mais aussi des DRH, pour qui ce mode de formation collaboratif représente une opportunité peu coûteuse, rapide et efficace de capitaliser les connaissances présentes à l’intérieur de l’entreprise et d’en favoriser la diffusion. Le social learning devrait venir compléter l’offre existante de formations traditionnelles, présentiel et e-learning, et favorise l’avènement de l’entreprise collaborative.
Crédit illustration : (CC by-nc-sa) Emilie Ogez.
La reconnaissance de mouvements et de formes s’invite dans le Web 2.0 et les réseaux sociaux avec une technologie de tagging de visage en temps réel à partir de vidéo ou d’images.
Viewdle a mis au point une lentille révolutionnaire qui permet exactement et instantanément d’indiquer qui ou quoi figure sur le cliché -ou la vidéo- pris avec un smartphone, puis diffusés en ligne. L’usage et le contenu de la toile risquent d’être bouleversés.Dès le salon Web 2008, Viewdle, s’était déjà distinguée. Mais lors du Mobile World Congress 2011 qui s’est tenu récemment à Barcelone, la start up de la Silicon Valley a fait sensation avec son étonnante application de reconnaissance de visages, présentée sur le stand de Texas Instruments.
Cette technologie implantée dans l’objectif de l’appareil photo ou de la caméra des smartphones, permet aux utilisateurs d’identifier automatiquement et en temps réel leur sujet dans le viseur. Cette lentille révolutionnaire n’a pas besoin de passer par un serveur de données mais se réfère aux images ou aux contacts précédemment stockés sur le téléphone ou sur des réseaux sociaux comme Facebook, Flickr, Twitter ou LinkedIn…
En écho à une étude américaine sur l’utilisation des médias par la population étudiante, Iligo et l’Express ont réalisé une étude sur le sujet, conjointement à une expérience de privation d’information. Résultats.
Quel rôle joue l’information dans la société d’aujourd’hui ? Quel est le niveau d’implication du citoyen face à l’information ? Comment s’informe t-il ? Quel est l’impact des nouveaux médias dans sa consommation de l’information ? Quel est le rôle de chaque support dans son parcours informationnel ? Qui sont les plus gros « consommateurs » d’information ? Quels supports d’informations répondent aujourd’hui le mieux aux attentes du citoyen ?
C’est à ces questions que L’Express, avec Iligo, a souhaité répondre au travers d’une étude intitulée Without information are we nothing ?, en résonance à une étude américaine réalisée en 2010 par l’ Université du Maryland. Avec la multiplication des supports d’information et la possibilité pour chaque citoyen d’être producteur de contenu, l’écosystème médiatique change très vite. Pas une semaine ne se passe sans la chronique de la mort annoncée de tel ou tel média. Dans ce contexte, L’Express a souhaité comprendre les conséquences de ces changements pour le citoyens. Et incidemment pour les journalistes et les marques.
L’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication promet de faire évoluer la qualité des métiers de l’enseignement et de la formation. L’une de ces évolutions concerne la délocalisation de l’enseignement lui-même. Exemple avec UEB C@mpus, premier campus universitaire numérique partagé sur 3 sites via la téléprésence immersive et mis en place par l’Université européenne de Bretagne.

L’Université Européenne de Bretagne (UEB), le PRES de la région Bretagne, inaugure aujourd’hui UEB C@mpus. Il s’agit du premier campus numérique multi-sites en Europe, qui connecte, pour cette première étape, 3 salles de télé-présence immersive installées sur les sites de Rennes, Brest et Lorient. A terme, UEB C@mpus, projet lauréat de l’Opération Campus qui bénéficie d’un soutien de 60 millions d’euros, déploiera une vingtaine de dispositifs de visioconférences de tailles variables (télé-amphi, salles de 8 places et plus…). Leur intégration d’ici 2014 mettra en réseau 72 000 étudiants, 8 900 personnels dans l’enseignement et la recherche, et 149 laboratoires et permettra d’ouvrir davantage sur le monde les campus bretons.Ces équipements technologiques ultramodernes et interconnectés permettent de gommer les distances géographiques et de réunir des étudiants, des enseignants chercheurs et des décideurs des 23 établissements membres de l’UEB. Ce système est utilisé pour partager des formations à distance, mettre en réseau des laboratoires, développer le travail collaboratif, et se rejoindre dans des conditions semblables à celles du présentiel.
Crédit illustration : (CC by-nc-sa) assbach.
À l’occasion du South by South West (SXSW), l’on a pu entendre certaines voix défendre l’identité anonyme sur le Web, en opposition radicale avec la conception défendue par des Mark Zuckerberg. Avec un argument de poids : prise de risque et créativité s’en trouveraient renforcés.
Christopher Poole, 23 ans, créateur de 4chan. Mark Zuckerberg, 26 ans, fondateur de Facebook. Trois années les séparent, mais également une vision de l’identité sur Internet radicalement différente. Si Mark Zuckerberg défend l’utilisation du véritable patronyme des internautes afin de renforcer l’authenticité, Christopher Poole a taclé cette assertion lors d’une conférence au SXSW Festival d’Austin, aux Etats-Unis.“Zuckerberg a tort quand il affirme que l’anonymat conduit à la lâcheté. L’anonymat, c’est l’authenticité. Il vous permet de partager d’une manière totalement brute et entière”, a affirmé le créateur de 4chan, un image board (plate-forme permettant de poster des images) basé sur l’anonymat total de ses utilisateurs : pas de création de compte nécessaire pour participer, et absence de pseudonymes.
A contrario, Mark Zuckerberg prône la fin des pseudonymes au profit de l’usage du véritable nom de l’internaute. Une philosophie qui s’illustre avec les fonctionnalités de Facebook Connect, qui permet aux internautes de s’identifier sur les sites utilisant le système, et de pouvoir commenter, non sous pseudonyme, mais sous le nom de leur profil Facebook – souvent leur réel patronyme, avec lequel est également renseignée la profession ou le lieu de résidence depuis peu. But de l’opération, éviter que les internautes n’écrivent n’importe quoi au motif qu’ils sont anonymes et renforcer ainsi la qualité de la production sur Internet.
Crédit illustration : (c) axel8591.