Malgré leur potentiel pour la promotion de la musique numérique et ses artistes en particulier, les métadonnées sont encore sous-utilisées. C’est le constat dressé à l’issue de la récente live conférence “L’aventure de la révolution numérique racontée à travers la filière musicale”. Un enjeu pour le développement de l’industrie musicale d’après les signataires d’un manifeste dont nous reproduisons le projet.

Construire ensemble les bases de la musique - Projet de manifeste
Alors que la musique circule de plus en plus facilement, et légalement, sur les réseaux fixes et mobiles, les informations qui y sont liées restent encore aujourd’hui inaccessibles, pauvres ou imprécises. Internet permet de mettre en relation de nombreux contenus autour de la musique, des artistes et des auteurs (biographies, photos, articles de presse, calendriers de tournée, clips…), mais l’outil est sous exploité.
L’accès aux identités des créateurs et interprètes n’est pas garanti, pas plus que la possibilité de naviguer à partir d’une même œuvre dans différentes interprétations. Pourtant, de multiples bases de données distribuent des informations, mais celles-ci ne communiquent pas entre elles, ou mal…
Crécit illustration : (CC nc-sa) qthomasbower.
ParisMix s’associe à l’Irma pour une première « live conférence » dédiée à la question des métadonnées dans la musique. Sous l’intitulé La Musique Demain, cette conférence de 52 minutes a vocation à être diffusée sur le web et, pourquoi pas, sur la TNT. Mais revenons à nos métadonnées…
Contact : musiques-innovation@parismix.fr
Twitter : @ParisMix
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La première édition, le 26 avril, portera sur le thème : Pour libérer la musique, libérons les métadonnées.
En créant le CD ou le format mp3, les ingénieurs ont tout fait pour donner le maximum de place à la musique, mais ils n’ont pas pensé aux métadonnées. Résultat, alors que la musique numérique prend le pas sur toutes les formes de consommation de musique enregistrée, il est encore improbable de s’échanger des playlists ou de circuler facilement dans les biographies ou les photos des artistes sur des systèmes différents. En clair, si la musique est interopérables, les données ne le sont pas.
Les métadonnées, ce sont toutes les informations liées à la musique. Depuis l’identification des auteurs, compositeurs ou interprètes, jusqu’aux renseignements plus riches qui y sont liés comme les biographies et photos ou les informations ponctuelles comme les dates de festival ou la disponibilité de places de concert.
Jusqu’alors, ce sont pour l’essentiel les ayants droits qui se sont préoccupés de cette question. Ils ont investit du temps et des moyens dans des normes d’identification internationales aux standard ISO. Ce sont les œuvres avec leur ISWC, les enregistrements avec leur ISRC et les contributeurs (artistes, auteurs, musiciens..) avec l’ISNI.
Ces outils sont en place, ou presque. Reste à les faire communiquer entre eux.
Pour les ayant droits, l’enjeu est de taille, il permet de réaliser d’importantes économies en informatisant la totalité des processus d’échange d’informations et donc de flux financiers entre sociétés de gestions de droits (à l’international) et entre opérateurs.
DDEX permet ainsi de standardiser et d’automatiser les rapports de ventes des plateformes comme iTunesou Amazon auprès des ayants droits. Les économies ainsi réalisées permettent d’absorber la gigantesque progression du nombre de micro transactions musicales sur mobile ou internet.
Par ailleurs, c’est sous la pression de l’Europe et notamment de la commissaire européenne à la société numérique, Neelie Kroes, que les sociétés d’auteurs travaillent aujourd’hui à la mise en place éventuelle d’une licence numérique européenne. Ceci implique la mise ne place d’une gigantesque base de données partagée de tous les titres musicaux. Ce projet a un nom : Global Repertoire Database.
Ainsi, et parfois sous la pression des autorités, les outils se mettent en place pour les professionnels dans le but de fluidifier la gestion des droits de la musique numérique, mais il faudra encore compter une petite dizaine d’années pour qu’ils soient pleinement opérationnels. Mais quid de l’accès du grand public à ces bases d’information ?
Car entre temps, de nombreux service veulent vendre la musique et, pour se faire, développent différents services. Par exemple, en terme de recommandation, permettre, à partir de l’écoute d’un titre d’accéder à tous les titres du même auteur, du même compositeur. Mais aussi, interprétés par le même saxophoniste, enregistré par le même réalisateur.
De même des services pourraient d’ores et déjà fournir les dates de tournées, de festivals, en lien direct avec l’écoute de musique. Enfin, pourquoi ne pourrais-je pas exporter ma discothèque sous forme de playlist et permettre à ceux qui veulent de l’écouter, indifféremment sur Deezer ou Spotify ou tout autre service musical gratuit ou payant ?
Aujourd’hui, toutes ces informations existent sous différents formats, sur différentes bases de données qui ne communiquent pas entre elles. Les services publics développent des bases mais chacun dans son coin, de la Bibliothèque nationale à Radio France. Pourtant, ces données sont essentielles pour les mélomanes. S’il est évident que certaines sont stratégiques (redistribution de droits) ou réservées à usage commerciale, il est de nombreuses données qui, en circulant librement sur les réseaux en même temps que la musique permettraient à cette dernière d’être mieux valorisée et de trouver plus facilement le chemin de la monétisation.
De plus, il ne faut pas écarter de ces outils toutes les musiques traditionnelles, dont un grand nombre sont libres de droits d’auteur. Développer l’information autour de ces musiques est également un moyen de permettre l’accès au catalogue le plus large avec les outils qui permettent de spécifier des choix. L’interopérabilité des métadonnées et la publication de certaines d’entre elles sur le principe de l’open data est également un enjeu de la diversité culturelle. C’est de tout cela qu’il sera question au cours de cette première « live conférence » avec un objectif, favoriser l’émergence d’un outil d’information ouvert qui donne accès aux plus d’éléments possible sur la musique et ceux qui la font.
La numérisation à 24 bits, soient 224=16.777.216 niveaux, est sur le point de faire son apparition pour la musique en ligne. Petit article de vulgarisation sur l’échantillonnage sonore…
Apple serait donc actuellement en négociation avec les éditeurs de musique pour proposer un encodage sur 24 bits des titres vendus sur l’iTunes Store (lire iTunes Music Store : Apple veut passer en 24 bits). L’occasion pour nous de vous expliquer par le menu ce qu’est un son numérique, et en quoi cela change les choses.
Commençons par définir l’objet du délit : un son est une vibration de l’air. On peut en faire une représentation graphique avec en abscisse le temps et en ordonnée l’amplitude de la vibration : une onde plus grande aura un volume plus élevé, une courbe “tassée” en largeur représente un son aigu. Car c’est la fréquence de la vibration qui déterminera la hauteur de la tonalité. L’unité de mesure des fréquences est le hertz : 1 hertz correspond à une oscillation par seconde. Comme on le verra, nombre de paramètres concernant le son se mesurent en hertz, mais ne s’appliquent pas aux mêmes choses. Le la du diapason (ou de la tonalité du téléphone) a une fréquence de 440 Hz (la fréquence des notes de musique suit une augmentation logarithmique, le doublement d’une fréquence passe la note à l’octave supérieure). Bien que l’acuité auditive varie d’une personne à l’autre, il est généralement admis que l’oreille humaine est capable de percevoir des fréquences comprises entre 20 Hz et 20.000 Hz, avec une perte dans les aigus à mesure que l’on vieillit.
“Stained” is a combined audio and visual live coding performance. Along with the programming code itself, the work’s primary visual content is a photograph, taken by the author, of a stained glass panel in Bath Abbey Somerset UK. A brass choir is used to present an increasingly aggressive chant reflecting and effecting the stained image.
Live Coding in Impromptu
C’est une innovation française liée à la diffusion numérique de contenu musical que nous vous présentons aujourd’hui. Axée autour de la baladodiffusion de musique libre, il s’agit d’une borne interactive d’écoute, de chargement et de dépôt de fichiers MP3.
De quoi sensibiliser et intéresser le public des médiathèques et autres lieux culturels à la musique libre tout en étant un vecteur de diffusion et de dynamisation de la création musicale.

Près de 50.000 Mp3 téléchargeables gratuitement et légalement. Une idée simple pour permettre aux amateurs de musique de se remplir le baladeur Mp3 sans craindre HADOPI.Alors que la loi HADOPI fait trembler les plumes des rédactions, mais fait à peine frémir les souris des internautes, ZATAZ.COM a rencontré le projet fou de l’équipe de la médiathèque François-Mitterrand d’Annoeullin. Un lieu culturel situé à quelques kilomètres de Lille, dans le Nord de la France. Une petite révolution numérique qui donne un peu d’air frais aux amateurs de musique, comme aux artistes participants.
Cet espace culturel intercommunal, dirigé par Babeth Wache et Steeve Valles, va proposer à partir du 22 janvier prochain une borne interactive de téléchargement de musique libre. Comme le rappel la page “Musique Libre” sur Wikipedia, “On désigne habituellement comme musique libre, à l’instar d’un logiciel libre, une musique qui peut être librement copiée, distribuée et modifiée. Ainsi, la musique libre est soit de la musique du domaine public, soit de la musique diffusée sous une licence ouverte. Une musique libre est un exemple d’œuvre libre. Elle se définit par opposition au mode de distribution (et aux droits d’exploitations qui y sont liés) des musiques produites et distribuées sous le régime de droit d’auteur classique, par des labels, qu’ils dépendent de majors ou qu’ils soient indépendants. Il existe toutefois des labels ou des micro-labels qui diffusent de la musique libre et soutiennent activement la libre diffusion.”
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La borne Annoeullinoise permet de récupérer sur un baladeur MP3, une clé USB ou directement sur un ordinateur 43 724 titres. 3 767 groupes, Français et étrangers, sont pour le moment répertoriés. Autant dire qu’il y a de quoi assouvir les goûts et les couleurs de la moindre oreille qui passe. Pour les artistes, un moyen de se faire connaître. Un méthode unique de faire évoluer leurs créations. Certains musiciens donnent l’autorisation aux mélomanes de modifier les créations téléchargées. “Une fois modifiée, l’œuvre peut être réinjectée dans la borne”, soulignent Erwan et Laurene.
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Double force de cette borne, les musiciens, chanteurs, groupes, artistes en herbe peuvent proposer leurs propres compositions. “Nous vérifions la conformité, la licence exploitable et nous nous assurons que le titre n’est pas une contrefaçon, confirme le responsable de la médiathèque, les titres sont ensuite envoyés sur le site DogMazic qui référence et met à disposition les créations.”
Crédit photo : (CC-by-sa) Automazic.
La vitesse et les technologies, en lien avec les pratiques artistiques, présentées par Emmanuel Mahé, enseignant-chercheur. Interview réalisée suite à la conférence donnée il y a peu à Arts/Science#8 de l’iMAL (interactive Media Art Laboratory, Bruxelles).
Le passage au tout-numérique s’impose aussi au monde de la diffusion radiophonique. Cet article de Syntone pointe les enjeux, pour les radios associatives, d’une évolution technique qui ne doit pas leur être préjudiciable ; la pérennité de leur statut social en dépend.

Il était une fois un pays où près de 600 des 775 radios émettant en FM étaient des radios différentes. Les “associatives” en France sont les “communautaires” d’ailleurs. Elles sont ces radios faites par des citoyens passionnés, engagés, motivés. Elles s’adressent à n’importe quel humain doué d’oreilles enclines à goûter une écoute différente en tous points : sujets et approches, forme et fond… Pourquoi donc les associatives doivent-elles se préoccuper de la diffusion numérique (alors qu’elles ont souvent bien d’autres soucis à régler et projets à mener au quotidien) ?En ce début de semaine, la Confédération nationale des radios associatives (CNRA) a publié un communiqué réaffirmant son positionnement en faveur d’un “lancement immédiat de la Radio Numérique Terrestre (RNT)”. En mai dernier à Nantes, lors du congrès du Syndicat national des radios libres (SNRL), le Groupement des radios associatives de la métropole nantaise (Gram) était à l’origine de la première expérimentation concrète de radiodiffusion numérique terrestre multinorme. Qu’est-ce que les associatives ont donc bien à faire d’une réforme aux abords technicistes et aux conditions qu’on a dit au départ diligentées par les grands médias commerciaux ?
Le débat sur l’avenir numérique de la radio et sa déclinaison en France est éminemment politique. Le média n’a sûrement pas subi de telles tensions et enjeux depuis les folles années des radios pirates et le processus de régularisation qui en a suivi. Éléments cruciaux du paysage radiophonique français, les associatives ont également leur mot à dire quant à ce tournant numérique attendu.
Crédit photo : (cc) Días de radio par nacho.trillo sur flickr.
Face à une inévitable évolution culturelle de l’industrie musicale, Qtrax débarque sur le continent asiatique. Faillite à venir ou nouveau modèle de distribution de contenu musical ? Ici encore la gratuité sera mise à l’épreuve…

Qtrax, le nouveau service de téléchargement musical gratuit et P2P (réseau pair-à-pair) a été lancé en version bêta sur six marchés des continents asiatique et océanien.
Le site, qui sera financé à 100 % par des activités publicitaires, a enfin fait ses débuts en Australie, Nouvelle-Zélande, Malaisie, Hong Kong, Singapour et en Inde après deux ans et demi de retard et de polémiques.
Exposé en grande pompe pour la première fois pendant la conférence du MIDEM de 2008, ce programme innovant a cependant du repousser son lancement après que les principaux éditeurs et maisons de disques aient rapidement démenti avoir signé tout accord concernant l’utilisation de leurs catalogue.
Apres avoir fait face à un procès déposé par Oracle, géant Américain de l’informatique, pour un montant de 2 millions de dollars, Qtrax a, semble-t-il trouvé ses marques, la société étant citée dans les colonnes de Music Week disant quelle avait désormais « obtenu des licences uniques auprès des grandes maisons de disques et a donc la capacité de fournir des contenus téléchargeables en toute légalité. »
Qtrax stipule aussi à travers son site officiel que toute musique téléchargée est « utilisable sur une tonne de téléphones portables et de lecteurs MP3 » tant qu’il est compatible WMA (Windows Media Audio). Une prochaine compatibilité avec des logiciels hors-Windows n’a pas encore été évoquée.
Concrètement, le service alliera une plateforme de téléchargement classique “à la iTunes” avec un modèle basé sur le revenu publicitaire, rendu populaire par les sites de streaming ou de diffusion en flux continu tel que Spotify. Les artistes qui figureront sur le site recevront des revenus correspondant à leur popularité, assurant ainsi la disponibilité permanente de musique gratuite.
L’entreprise prétend également que son aspect pair-à-pair sera le catalyseur pour la création de la plus complète des bibliothèques musicale sur le Web avec des morceaux rares (enregistrements en live, bootlegs) venant potentiellement complémenter un contenu plus générique.
Un réseau social sera aussi mis à disposition des utilisateurs. En effet, la société a fait allusion à des opportunités futures aux allures de MySpace qui donneront leur chance aux groupes amateurs de monétiser leurs créations musicales.
En se lançant à la conquête des marchés asiatique et océanien, Qtrax espère capitaliser sur des secteurs où une « grande consommation musicale » s’allie à « un nombre inférieur de services légaux», selon les propos de son coprésident et PDG Allan Klepfisz.
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Le site Moozar.com propose d’indemniser l’artiste dont on a téléchargé illégalement l’oeuvre. Emmanuel Torregano n’est pas convaincu.
Le groupe musique de Think Digital organise avec Collibri (la communauté web 20/logiciel libre de Cap Digital) un atelier le 2 mars à 20h00, à la Cantine sur le thème “Open music data”: une heure pour débattre ensemble des enjeux liés aux données de l’industrie de la musique :
Ces données sont massivement sous exploitées et nous vous proposons de rechercher des pistes pour enrichir l’expérience des utilisateurs et favoriser le développement de nos solutions.
Vous trouverez ci-dessous l’invitation complète de Collibri:Rencontre Collibri / Cap Digital / Silicon Sentier / Social Media Club / Open Music Data
Collibri est une communauté de domaine (groupe de travail d’experts) au sein du Pôle de Compétitivité Cap Digital, largement soutenue par les membres du Silicon Sentier.
Collibri participe fortement à l’émergence de projets transverses dans les domaines du web, des logiciels libres, l’open innovation, les réseaux sociaux, l’intelligence collective, les nouveaux modèles économiques, etc….
Nous vous proposons de rencontrer l’équipe de Collibri et vous associer à ses travaux, projets, débats et réflexions :
le 2 mars à 17h45, à la Cantine
151, rue Montmartre, 75002 Paris
(métro Grds Boulevards ou Bourse)
Déroulé prévisionnel de la soirée :
- 17h45 : Accueil
- 18h00 : Louis Montagne : présentation de Collibri
- 18h15 : Présentation des nouveaux membres (1 slide par société)
- 19h00 : Philippe Roy : présentation des appels à projets en cours et futur (fui, etc)
- 19h15 : Eduardo Olivera : présentation des missions à l’étranger
- 19h20 : Appel à nouveaux membres pour le copil
- 19h30 : Présentation du Social Media Club par Pierre Yves Platini.
- 19h45 : Scène ouverte : présentez vos projets, vos idées, profitez en si vous cherchez des partenaires, …
- 20h00 : Focus : le groupe musique: “Open music data” / Vincent Castaignet
A l’issue des présentations : pot convivial et networking.
A propos de la communauté COLLIBRI de Cap Digital
La communauté de domaine COLLIBRI fédère les acteurs du Logiciel Libre et les acteurs du Web 20. Elle privilégie les nouveaux modèles économiques et le mix Logiciel Libre / Non Libre. Elle permet l’émergence de projets communs et l’amélioration constante de l’écosystème, par un partenariat avec des SPL, permettant la détection et le support nécessaires à une innovation solide et de qualité, en Ile de France. Son rôle est à la fois transverse, prônant l’Open Innovation, et vertical, sur des thématiques comme la coopération, l’intelligence collective, les réseaux sociaux et les nouveaux modèles économiques.
La communauté compte aujourd’hui 50 partenaires, PME/PMI, grandes entreprises et établissements de Recherche et/ou d’Enseignement Supérieur. Les projets labellisés par le pôle correspondent à un montant total de R&D de 15 MEUR pour 7 MEUR d’aide.
Plus d’informations :
http://www.capdigital.com
http://www.collibri.org/
http://www.capdigital.com/
http://siliconsentier.org/
http://socialmediaclub.pbworks.com/Paris