Le WWF publie, en partenariat avec GreenIT.fr et le CNRS, un guide de sensibilisation aux impacts environnementaux des technologies numériques à l’attention des DSI. Une problématique actuelle et présentant nombre de paradoxes.

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) ont pris une large place dans nos sociétés et se sont imposées comme incontournables. Elles posent cependant des défis environnementaux majeurs.Au travers du « Guide pour un système d’information éco-responsable », le WWF France décrit les principaux impacts environnementaux des TIC et propose, pour chaque grand domaine du système d’information, des moyens d’agir à chaque étape du cycle de vie.
A l’occasion de la semaine du développement durable, nous vous invitons à consulter un outil intéressant de Réseau de transport d’électricité (RTE) : éCO2mix.
A noter l’existence d’une version application mobile.

En un coup d’œil la consommation, la production et les émissions de CO2 de l’électricité française.Visualisez tout au long de la journée par intervalles de 15 minutes :
- la consommation d’électricité française,
- la production d’électricité détaillée par filières,
- l’évolution du volume des émissions de CO2 en fonction du parc de production d’électricité démarré en France.
L”industrie informatique a encore beaucoup de chemin à parcourir pour réduire significativement son empreinte carbone, selon le dernier rapport de Carbon Disclosure Project.

Le Carbon Disclosure Project (CDP) vient de publier un rapport sur les émissions de gaz à effet de serre de l’industrie informatique en 2010. Ce rapport évalue la mobilisation des entreprises du secteur à lutter contre le changement climatique. CDP évalue la performance carbone selon 4 axes : la stratégie (intégration de l’enjeu carbone dans le business, fixation d’objectifs de réduction), la gouvernance (implication du board), la communication (rendre public le bilan carbone et les actions engagées) et les résultats obtenus.Bien que le nombre de participants ait légèrement augmenté, le CDP estime que les acteurs de l’informatique sont les plus mauvais élèves de toute l’économie !
Seulement 4%, c’est à dire 3 sociétés - Samsung, Cisco, et Nokia - ont réussi à obtenir la note A en 2010. Mis à part ces exceptions, 35% seulement des entreprises ayant répondu au CDP communiquent publiquement leurs actions en matière de lutte contre le changement climatique. Les entreprises du secteur sont également moins nombreuses cette année à révéler leurs objectifs de réduction (seulement 51% des entreprises qui ont répondu). Bref, la transparence est loin d’être au rendez-vous.
Parmi les cancres, des enterprises telles que Telecity, CSC, Wipro, McAfee, et Novell n’ont même pas pris le temps de répondre au CDP. D’autres comme Oracle, Google et Yahoo n’ont pas été capables de réaliser correctement leur bilan carbone afin que le CDP puisse leur attribuer une note.
Plus préoccupées des consommations énergétiques de leurs produits que de leurs propres émissions, les entreprises reconnaissent l’intérêt de mesurer les émissions du scope 3 (ensemble des émissions indirectes). Cette démarche est nécessaire pour bien comprendre l’empreinte carbone de leurs produits. Mais elles ne sont que 40% à mesurer ce type d’émissions.
Crédit photo : (CC by-nc-sa) detonish.
Green Univers vient de publier son 1er panorama des technologies vertes. Parmi ce large inventaire des secteurs d’activités investissant dans la croissante verte et le développement durable, se trouve une partie dédiée au Green IT.

Les technologies de l’information et de la communication sont capables d’aider à piloter intelligemment et à économiser l’énergie. Mais elles doivent elles-mêmes être mieux régulées : les TIC consomment environ 7 % de l’électricité en France, avec une progression de 10 % par an.
La consommation électrique des micro-ordinateurs augmente de 5 % tous les ans. Elle représente 10 % du budget des Directions des services informatiques (DSI). Chaque année, les plus grands centres de données (data centers) font tourner 14 centrales électriques (source : Green Grid). La France est déjà bien équipée en électronique grand public et technologies numériques, mais elle devrait encore progresser : en 2010, 71 % de la population disposait d’une connexion Internet à domicile, un taux qui atteint 90 % dans des pays scandinaves. L’European Information Technology Observatory (EITO) estime que le marché français des TIC va encore croître de 2,5 % en 2011 pour atteindre 117,4 milliards, électronique grand public inclus.
Pourtant, en 2012, selon un rapport de l’Idate commandé par les industriels début 2010, la consommation électrique de la filière française devrait pouvoir baisser, grâce aux efforts des fabricants pour améliorer les performances de leurs appareils et à l’adoption de technologies plus économes, pour revenir à 34,3 TWh par an (6,7 % de la consommation électrique totale), légèrement en dessous de leur niveau de 2008 (7,3 %). Ce scénario est devenu un objectif pour les pouvoirs publics.
Crédit illustration : (CC by-nc-sa) jhhymas.
Dans le domaine informatique, le développement durable concerne pour une importante part les centres de données, véritables usines technologiques de traitement et de stockage de tout ce qui transitent par les réseaux.
Quels sont aujourd’hui les leviers de motivation des entreprises à se tourner vers une démarche économique conciliant écologie et production informatique ?

Depuis plus d’un an, les annonces d’initiatives green se succèdent et parmi les constructeurs et éditeurs de logiciels, c’est un peu à celui qui sera le plus vert… Mais le green IT et le green datacenter sont également soumis à controverse : buzz marketing nourri par les constructeurs comme remède à la crise ? Solution miracle pour réduire ses budgets IT ?[…]
Lire aussi quelques définitions sur le Green IT.
Crédit illustration : (CC by-nc-sa) HDScorp.
Greenpeace a récemment publié son “Guide to Greener Electronics”, classement annuel des sociétés IT qui répertorie et classe 18 des plus importants industriels dans les domaines de l’informatique, la téléphonie mobile, les consoles de jeux vidéos, etc.

The guide ranks the 18 top manufacturers of personal computers, mobile phones, TVs and games consoles according to their policies on toxic chemicals, recycling and climate change. Last updated: October 2010.Our three goals for this guide are to get companies to:
- Clean up their products by eliminating hazardous substances.
- Take back and recycle their products responsibly once they become obsolete.
- Reduce the climate impacts of their operations and products.
Dans un article récent, le site GreenIT.fr pointe l’importance du premier des écueils auxquels fait face l’industrie des technologies de l’information : la consommation électrique. En effet, celle-ci, en constante augmentation, provoque une augmentation des phénomènes de rupture, la production commençant à peiner pour l’alimenter. Et les data center en font les frais, obligeant souvent les opérateurs à relayer au second plan certaines considérations en matière de développement durable…

[…] le parc vieillissant de nos centrales nucléaires a engendré en 2009 la première baisse significative de la production d’électricité nucléaire avec une chute de 7 % entre 2008 et 2009. Cette baisse, non compensée par les énergies alternatives, est majoritairement due aux travaux de maintenance qui ont concernés jusqu’à 18 des 58 réacteurs français l’année dernière.Ainsi en octobre 2009, pour la première fois depuis 27 ans, la France a du importer de l’électricité pour subvenir à ses besoins !
Cette situation n’est pas sans impact pour la distribution électrique et nombre d’acteurs ont constaté des coupures ou ruptures de service. Alors même que les particuliers sont relativement peu impactés par les coupures, les industriels, et notamment les opérateurs de centre de données informatiques, voient les choses tout autrement. […]
A l’échelle de l’informatique, l’impact d’une coupure inopinée peut avoir des conséquences qui dépassent largement le temps de la coupure, puisque le rétablissement de systèmes arrêtés brutalement n’est que rarement sans dommage.
Ainsi Fabrice Coquio (Directeur Général d’Interxion ) dont la société opère plus de 27 datacenters en Europe, totalisant 55 000 m², confirme : “Nous avons constaté 20 fois plus de ruptures de service entre 2008 et 2009. Sur les 6 premiers mois de l’année 2010, ce nombre a encore doublé par rapport au premier semestre de 2009”. […]
Les opérateurs de centre de données doivent donc réaliser des architectures d’un niveau de complexité croissant, afin de supporter les éventuelles défaillances de fourniture électrique. […]
A titre d’exemple, dans un datacenter de dernière génération, il faut environ 1500m² de salles d’infrastructure technique pour 1000m² de salle informatique. Les infrastructures de ce type, même idéalement urbanisées et exploitées, visent un PUE de 1,5 pour les meilleurs, soit une surconsommation de 50%. […]
Avec ACIDD, voici les vidéos du premier déjeuner consacré au Green IT qui s’est tenu le 15 avril à Cap Digital.
Animateurs :
Intervenants :
Présentation de projets :
Vous pouvez aussi retrouver un compte-rendu très complet sur le site de ACIDD.
Près de 1,6 milliards d’internautes surfent dans le monde, selon les derniers chiffres de l’Internet World Stats de mars 2009. Se connecter à la toile est désormais un réflexe pour beaucoup. Consulter plusieurs fois par jour ses comptes Facebook ou Twitter et lancer plusieurs dizaines requêtes Google quotidiennement est devenu courant.
Mais ces habitudes anodines ont un impact réel sur notre planète. Il est peut-être temps d’adopter un comportement éco-responsable sur Internet.
Co-organisés par Cap Digital et ACIDD, les “réveils-matin” sont des rencontres mensuelles (un jeudi par mois, de 8h30 à 10h), autour du développement durable 2.0 et des TIC.
Lieu : Cap Digital, 74 rue du Faubourg Saint-Antoine à Paris.
Participation gratuite, mais inscription obligatoire ICI (50 participants maximum, priorité aux membres de Cap Digital et d’ACIDD).
La rencontre débutera par un état des lieux lié à la thématique. 2 contributeurs confronteront ensuite leurs points de vue, suivi d’un débat.
Groupe de Réflexion: Green IT
Thème du petit déjeuner: “Web 2.0 et développement durable”, (en partenariat avec Nextmodernity)
Horaires: 8H30-10H
Lieu : salle coquelicot à Cap Digital (74 rue du faubourg saint antoine - metro bastille ou ledru rollin)
Inscription fermées.
En partenariat avec l’association ACIDD, ce groupe de réflexion s’inscrit dans la thématique plus large de l’Eco-responsabilité 2.0. La prise de conscience de l’impact environnemental de nos activités numériques en est à peine à son commencement et le terrain presque vierge des normes à construire et des usages à transformer reste à explorer.
Rencontres suivantes :
Petit déjeuner du groupe de réflexion Green IT (développement durable et aux TIC) consacré à l’Aménagement numérique et durable des territoires.
Le 10 mars 2009 ACIDD et la DATAR présentaient 37 propositions pour l’aménagement numérique durable des territoires (bâtiments, mobilité, réseaux intelligents, infrastructures, développement économique local, éducation…). Une des priorités portait sur le financement, tout particulièrement pour soutenir des expérimentations. Le fonds européen FEDER a permis de lancer une grande diversité de projets numériques.
2010 correspond à la moitié de la période de programmation budgétaire européenne : c’est l’occasion de confronter les expériences des différentes régions, de réfléchir, de faire des propositions, notamment pour utiliser au mieux ces crédits pour les années restantes.
C’est tout le sens du séminaire auquel nous vous invitons à participer.
Il permettra aussi de dégager des propositions communes émanant des acteurs
eux-mêmes, pour les futurs programmes opérationnels régionaux.
Alors rendez vous pour le petit déjeuner du jeudi 15 avril entre 9h30 et 11h30 à Cap Digital, avenue du Faubourg Saint-Antoine à Paris.