Une association pour la promotion des Sciences et Technologies de la Communication et de l’Information, et en particulier des métiers du numérique existe. Elle s’appelle Pasc@line.

Convaincre les jeunes diplômés de se tourner vers les métiers du numérique : le sujet est d’actualité, alors que le eG8, la semaine dernière à Paris, a souligné les perspectives de croissance et les débouchés qu’offre ce secteur. Et alors que l’emploi des jeunes reste un motif majeur de préoccupation.Œuvrer en ce sens, telle est précisément l’ambition de l’association Pascaline. Créée en 2006, elle regroupe les entreprises du secteur (notamment celles du Syntec informatique), des fédérations professionnelles et 69 institutions d’enseignement supérieur (écoles d’ingénieurs et de management, filières universitaires). Bref, une sorte de mobilisation générale, pour démontrer que le numérique offre des perspectives de carrière nombreuses et passionnantes.
« Les besoins sont énormes, souligne Noël Bouffard, directeur délégué de Sopra Group. Nos emplois progressent trois fois plus vite que le PIB. A elles seules, cette année, nos entreprises vont recruter la moitié des ingénieurs formés. »
La dernière consultation de l’Association de l’économie numérique (ACSEL) pointe un écueil persistant pour les entrepreneurs de l’économie numérique, notamment les PME/TPE : le manque de financement.

L’Acsel (présidée par Pierre Kosciusko-Morizet) publie la deuxième édition de son baromètre des dirigeants de l’économie numérique (*).Point fort de l’étude de l’Acsel : le manque de financement. Quatre entreprises sur dix sont en recherche de financement (pour se développer) et 81% éprouvent de difficultés à le faire. 65% d’entre elles vont se tourner vers des investisseurs privés, 31% vers les banques, 5% seulement vers la bourse.
S’ils cherchent des financements, c’est que ces chefs d’entreprise sont confiants dans l’avenir. 94% d’entre eux l’affirment, très loin du pessimisme légendaire des français. Il y a un an déjà, ce sentiment d’optimisme était aussi marqué, alors que l’économie traversait toujours la crise.
Aujourd’hui, la crise, dans ce secteur du moins, semble appartenir au passé. 88% des chefs d’entreprise, contre 71% il y a un an, constatent une hausse de leur chiffre d’affaires sur les six derniers mois. 90% constatent une augmentation de leur portefeuille client. 87% on embauché, contre 71% lors de l’enquête précédente.
Crédit photo : (CC by) comedy_nose.

Première Rencontre 2011 de la communauté CoLLibri (Logiciel Libre, Coopération et nouveaux modèles économiques) le 5 avril à 18h30 à La Cantine.
Cet événement sera l’occasion de vous faire un point d’actualité sur les actions de Cap Digital, de discuter autour de l’intérêt de passer d’un projet propriétaire à un projet Open Source, de vous présenter le programme de l’Open Word Forum 2011, et d’échanger entre membres en présentant vos compétences.
Une session de 20 pitchs de 2 minutes est prévue. Si vous souhaitez présenter les compétences de votre organisme, votre projet, merci de m’envoyer 2 slides (format : .ppt ou .odp) avant le 1 avril, elisabeth.racine@capdigital.com
Programme :
• 18h30 : Mot de bienvenue : actualités du pôle, présentation de DigiTalents, le site emploi de Cap Digital
• 19h00 : présentation de l’Initiative pour la Recherche et l’Innovation sur le Logiciel Libre (IRILL)
• 19h20 : Comment faire évoluer un projet propriétaire en un projet Open Source ?, Charles Schulz, ARS APERTA et retour d’expérience de Romain D’Alvery
• 19h40: Open Word Forum 2011 : Nouveau format. – Louis Montagne, président de CoLLibri, af83, Bearstech
• 20h00 : Session de 20 pitchs de présentations projets, entreprises, … ( 2 slides – 2 minutes de pitch)
• 20h40 : Echanges autour d’un verre
Une étude toute récente du cabinet McKinsey devrait bousculer quelques idées reçues. On y découvre que le secteur de l’internet est devenu un poids lourd de l’économie française, contribuant par exemple à la création de 25% des emplois en France depuis 1995 et à 20% de la croissance du PIB de 2004 à 2009.
Que représente le secteur Internet dans l’économie française ? Comment évaluer la contribution réelle d’un secteur qui n’est pas défini comme tel dans les statistiques nationales ?
Pour répondre à ces questions, le cabinet américain McKinsey & Company a réalisé, avec le soutien de Google, un rapport sur l’“Impact d’Internet sur l’économie française”, sous-titré “Comment Internet transforme notre pays“.
[…]
Internet est responsable d’un quart de la croissance française
Dans sa présentation, McKinsey avance que “la contribution d’Internet, qui pèse 60 milliards d’euros dans l’économie française, soit 3,2% du PIB en 2009, contribue plus que d’autres secteurs de l’économie tels que les transports, l’énergie, l’agriculture, la finance ou encore le commerce” :
Au delà de cette contribution directe, Internet est responsable d’un quart de la croissance française entre 2004 et 2009.
McKinsey estime qu’en 2015 la part du secteur Internet dans le PIB français pourrait s’élever à 5,5%, contre 3,2% aujourd’hui.Internet aurait ainsi :
- créé plus de 700 000 emplois, soit 25% des emplois créés en France depuis 1995,
- induit le déplacement de plusieurs emplois : en net 2,4 emplois ont été créés pour 1 emploi réalloué,
- au total, Internet a permis la création d’1,15 millions d’emplois, soit 4,2% de la population active,
- 28% de ces emplois ont directement été créés par les acteurs de l’Internet.
Avec un nombre sans cesse grandissant d’utilisateurs connectés à Internet à partir d’un téléphone mobile il est important de se pencher sur le voyageur numérique. Tel est le propos de ce livre blanc : “Transport collectif : l’ère du voyageur numérique - information dynamique de mobilités”.

La question des déplacements est devenue un enjeu majeur. Que ce soit pour des raisons d’économie d’énergie, de respect de l’environnement ou simplement pour répondre à la croissance démographique et urbaine, l’organisation des transports est une des priorités de la collectivité. Les systèmes d’information ont été longtemps considérés comme de simples supports de gestion au service des infrastructures, du matériel roulant et des modes de paiement.
Cependant, nous sommes entrés dans une nouvelle ère où le voyageur attend beaucoup plus des transports et où la performance globale, économique et environnementale impose des systèmes dynamiques d’information voyageurs qui deviennent dès lors un actif clé dans la chaîne de mobilité.
Grâce aux Technologies de l’Information et de la Communication, l’information transport devient une information parmi d’autres, proposée par les acteurs du transport. Orange Business Services a analysé dans un livre blanc intitulé «Transports collectifs : l’ère du voyageur numérique, information dynamique de mobilités», les usages et les évolutions de notre société et apporté une vision prospective sur les changements à réaliser dans le domaine des transports de voyageurs.
Crédit illustration : (c) Orange Business Services.
2010 aura été l’année de l’explosion de l’Internet mobile. Quelques chiffres pour s’en convaincre…
Cette vidéo est réalisée par MobileFuture, elle montre des chiffres assez étonnants sur l’évolution qu’a pris le marché du smartphone et du web mobile cette année :
- Cinq milliards d’applications téléchargées contre 300 millions en 2009
- Cinq millions d’utilisateurs Foursquare contre 200.000 utilisateurs en 2009
- 347 Taux de croissance dans l’utilisation de Twitter mobile
- 200 millions d’utilisateurs de Facebook mobile
- 100 millions de vidéos YouTube ont été lues chaque jour sur des appareils mobiles
Source : TechTrends.
Le think tank « Renaissance Numérique » a récemment publié son bilan 2005-2010 de la France et de ses régions consacré aux politiques locales en matière d’économie numérique et ce qu’il est encore convenu d’appeler la fracture numérique.
Et un refrain en guise de conclusion : La France et ses régions sont à la traîne…

Bilan 2005-2010 du numérique en France : la grande illusionEn septembre 2010, la France vient tout juste d’atteindre le niveau de connexions de la Corée du Sud… de 2001 ! Quand viendra le temps d’un réel effort pour réduire la fracture numérique ?
Paris, le 22 novembre 2010
Lors de la conférence de presse qu’elle a tenue ce 22 novembre 2010 Renaissance Numérique a présenté une situation inquiétante de l’internet en France. Le Think Tank a mis en lumière 6 chiffres pour décrire 6 états catastrophiques, puis a dressé le bilan de ses propres actions et appelé à une urgente mobilisation en faveur du numérique avant d’annoncer le lancement d’une grande réflexion en son sein pour l’année 2011.
« Le numérique, aujourd’hui, en France ? Alarmant. »
Dans son livre blanc « 2010, l’Internet pour tous ! » publié en 2007, le Think Tank s’était fixé comme objectif d’arriver à 80% de foyers français équipés, connectés et formés à l’internet d’ici la fin de l’année 2010. À l’approche de cette date butoir, Renaissance Numérique a décrit l’état du numérique dans l’hexagone : « une situation alarmante».
Guillaume Buffet, co-président de Renaissance Numérique, a lancé : « Nous sommes très loin des ambitions que nous avons pour notre pays. Le constat que nous faisons de la situation actuelle est un pavé jeté dans la mare, les indicateurs sont clairement dans le rouge ! En un mot, c’est alarmant ». Les chiffres présentés par Renaissance Numérique illustrent en effet l’urgence qu’il y a à agir :
- Au 3e trimestre 2010, seulement 2 foyers français sur 3 sont connectés à internet : la France de 2010 est au niveau de la Corée du sud en 2001 ! ;
- Moins d’une PME française sur deux (48%) dispose d’un site internet : la France est à 13 points en dessous de la moyenne européenne ;
- Les start-ups numériques ne représentent que 2,1% des créations d’entreprises : les entreprises de l’internet se créent à l’étranger ;
- Le chiffre d’affaire du e-commerce français ne représente même pas la moitié de celui réalisé au Royaume-Uni (25 milliards contre 56) ;
- Les écoles élémentaires comptent 11 élèves pour un seul ordinateur.
Existe-t-il même une ambition sur le numérique ?
Une guerre mondiale est-elle en train de débuter sous nos yeux, sur un double champ de bataille (juridique et informatique), et ce en prolongement de la guerre économique qui sévit depuis quelques décennies déjà ?
C’est une question que l’on peut raisonnablement se poser. En témoigne l’affaire Wikileaks.
Sur un autre front, Numérama propose ni plus ni moins que de démanteler Google, en écho à l’ouverture d’une enquête par la Commission européenne pour abus de position dominante du géant de Mountain View.

Google a réagi mardi à l’annonce de l’ouverture d’une enquête pour abus de position dominante par la Commission Européenne, qui suspecte le moteur de recherche de favoriser ses propres services au détriment de ceux des éditeurs qu’il indexe. Il s’agit d’un sujet qui suscite de plus en plus de préoccupations, puisque Google ajoute régulièrement des services à son métier originel d’indexeur de l’information éditée par d’autres. Sa neutralité est mise en cause, puisqu’il a tout intérêt à mettre en avant dans ses résultats les contenus et les services qu’il propose, plutôt que ceux des éditeurs qui lui font concurrence. Or lorsque l’on pèse plus des trois quarts du marché de la recherche, le risque d’abuser de cette position dominante est effectivement important.[…]
Or l’enfer est pavé de bonnes intentions. Microsoft pensait certainement qu’intégrer Internet Explorer à Windows était une bonne chose pour les utilisateurs, avant que la justice l’oblige à faire marche arrière au terme d’une procédure extrêmement longue. En attendant, la prédominance d’Internet Explorer a retardé l’innovation sur le web. Elle ne l’a pas encouragé.
[…]
A l’image de ce qu’avait décidé le gouvernement américain à l’encontre des studios de cinéma, qui ont eu l’interdiction de posséder les salles qui diffusaient les films, une solution pourrait être d’obliger Google à scinder ses activités, pour mettre fin à la tentation. D’un côté son activité de moteur de recherche. De l’autre son activité de fournisseur de services et de contenus. Mais y aura-t-il assez de courage politique pour s’attaquer à un monstre économique qui pèse 180 milliards de dollars ?
Crédit illustration : (CC by) markrabo.
Les technologies et le transfert de données sans fil servent de support à nombre d’innovations qui ont trait à la mobilité et ses applications. Ainsi en est-il du transfert d’argent, et a fortiori du paiement, sans contact.
Dans ce domaine, nous avons choisi de mettre en avant aujourd’hui l’invention de la société française Tagattitude. Originale, basée sur une technologie acoustique, elle vient directement se présenter comme une alternative à la technologie américaine, le NFC, qui est une extension de la technologie RFID. Cette dernière, dominante actuellement, présente pourtant certains inconvénients pratiques (terminaux et équipements spécifiques sont nécessaires) mais aussi en termes de libertés individuelles (sécurité, privacité) que n’a pas le TagPay.

Le système est simple. Grâce à la technologie NSDT (Near Sound Data Transfer), le micro et le haut parleur de n’importe quel téléphone permettent le partage d’un signal sonore qui va rendre possible une transaction monétaire. « Cette solution simple d’utilisation a en revanche nécessité un gros travail en matière de recherche et développement », précise Yves Eonnet, co-créateur avec Hervé Manceron, de la société Tagattitude en 2005. En cinq ans, la start-up française a déposé sept brevets internationaux. Un travail qui permet aujourd’hui de présenter TagPay comme une alternative crédible et accessible à tous par rapport à la technologie américaine sans contact dominante du moment : la NFC (Near Field Communication). Celle-ci nécessite en effet d’équiper le terminal d’une puce NFC (ou d’intégrer la technologie dans les composants matériels) ce qui n’est à ce jour le cas que pour une poignée de téléphones mobiles.C’est pourquoi, lancée en 2008, la solutionTagPay s’adresse avant tout aux pays émergents. Il ne s’agit pas de concurrencer la carte bancaire mais plutôt de permettre « la bancarisation des populations non bancarisées ». Dans ces pays, seuls les habitants les plus aisés ont accès aux banques. La majorité de la population a donc besoin d’un moyen de paiement sécurisé, facile d’utilisation et d’accès. Le téléphone mobile s’inscrit comme une solution idéale puisqu’il en existe 50 fois plus que de comptes en banque. […] Ce service permet donc à ces populations de transférer de l’argent à distance, de payer leurs achats ou d’effectuer des transactions sur les sites de e-commerce, peu accessibles jusqu’alors, de manière sécurisée.
Dans les pays du Nord, où le système bancaire est largement développé, la stratégie de Tagattitude est différente. La start-up ne cherche pas à supprimer la monnaie mais plutôt à accélérer et sécuriser encore plus le paiement mobile. Les parents pourront par exemple créditer le téléphone de leurs enfants pour qu’ils aillent acheter le pain ou pour effectuer un paiement sur Internet. L’avantage de ce type de service est qu’il est totalement gratuit pour le client. Le fournisseur, quant à lui, ne débourse qu’un centime d’euro par transaction en moyenne. A terme ce type d’installation pourra même permettre de payer moins cher qu’avec des espèces sonnantes et trébuchantes.
Crédit photo : (CC by-nc) Feuillu.
À l’heure d’une accélération du déploiement de diverses solutions de connexion numérique, en témoigne l’octroi d’une 4e licence 3G et l’arrivée annoncée de la 4G, le FTTH (Fiber-To-The-Home) fait l’objet d’un enjeu industriel et commercial à part entière. L’auteur de cet article s’interroge pourtant sur la pertinence des choix d’investissements publics en la matière, quand les marges budgétaires sont si limitées et que d’autres secteurs de l’économie pourraient en profiter.

Les collectivités locales ont déjà dépensé 2 milliards dans des réseaux publics et l’Etat envisage d’investir le même montant dans des projets de fibre optique jusqu’au domicile. Les pouvoirs publics ne doivent-ils pas s’interroger sur les phénomènes d’évasion fiscale, de délocalisations tertiaires et de fuite de données qui accompagnent l’essor des réseaux numériques ? Accompagner la création de nouvelles activités quaternaires et le progrès humain et social rendu possible par les communications électroniques serait plus pertinent.La création de réseau très haut débit est-elle une priorité pour les français, pour les entreprises et pour les collectivités locales ? On peut en douter pour trois raisons.
[…]
Crédit photo : (CC by-nc-sa) placbo.
Le chiffre d’affaires annuel de ce mastodonte de l’informatique équivaut à 2000 dollars par seconde et pourtant il est fréquemment annoncé comme proche de la mort. Le point sur cette société aux 35 ans d’âge.

Crédit photo : (CC by) TechFlash Todd.
La Commission propose une nouvelle stratégie économique 2020 pour l’Europe qui accorde une place spécifique à une stratégie numérique pour l’Europe.
Intéressant, mais plusieurs points restent un peu contradictoires avec cet idée :
Plus précisément, la stratégie numérique 2020 de la Commission Européenne comporte encore un certain nombre de points qui font très pré-internet :
A ce stade, il faut notamment rappeler que, même en retard dans le déploiement et la qualité de leur réseau, ce sont quand mêmes les USA qui ont pris le lead sur le secteur de l’Internet depuis 10 ans.
Maintenant, un certain nombre de points semblent plus intéressants :
Mais on aurait envie de voir d’autres choses apparaître dans ce document :
Le document est ici :
http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/10/225&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=fr
Et à noter, sur le même thème, un document publié par Stéphane Israel :
http://www.tnova.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=1169