Le rapporteur est parti de l’hypothèse que le patrimoine de la BnF à numériser « équivaut » à 15 millions de livres (ou ouvrages). Actuellement, 100 000 documents par an, mais seulement 40 000 livres sont numérisés par la BnF ; le coût moyen de numérisation est de 50 euros. « On peut donc estimer, qu’avec les moyens actuels de la BnF, il faudrait environ 750 millions d’euros et 375 ans pour numériser l’ensemble des ouvrages » souligne tranquillement le rapporteur. Or, selon Bruno Racine, actuel président de la BnF, « la totalité des fonds de la BnF pourrait être numérisé en 10 ans par Google ». Mais attention, « le recours à Google n’est bien entendu pas exclusif du recours à d’autres entreprises » prend soin d’ajouter Yann Gaillard.
Le point de vue exprimé a le mérite de s’appuyer sur des données chiffrées, mais il ne fait ni la part de l’innovation et des startups - rien ici pour faire un youtube du livre en France ; ni celle de la numérisation des nouveaux ouvrages - qui dépend de leurs éditeurs mais qui est indispensable pour développer une nouvelle économie du livre.
A voir également ce court entretien avec Yann Gaillard :
http://www.clubparlementairedunumerique.fr/actualite-secteur/mars-2010/143-yann-gaillard-aube-mission-culture